Hydrogéologie appliquée et caractérisation intégrée des aquifères

Mines et eaux souterraines

Hydrogéologie appliquée et caractérisation intégrée des aquifères

Hydrogéologie appliquée et caractérisation intégrée des aquifères

L’approvisionnement en eau de bonne qualité et en quantité suffisante peut être menacé par les activités anthropiques, les conflits d’usage et les impacts des changements climatiques. C’est notamment le cas de l’eau souterraine qui sert d’approvisionnement sur près de 90 % du territoire habité et alimente 20 % de la population au Québec. Alors que la protection de l’eau souterraine du Québec devient une priorité, ce thème de recherche aborde l’étude et la gestion des aquifères selon trois axes.

Ainsi, l’hydrogéologie des eskers (axe 1) cible l’étude intégrée des eskers, soit de l’ensemble des composantes du cycle hydrologique et des écosystèmes associés, incluant les complexes tourbeux. Les travaux de cet axe visent à quantifier les réserves disponibles à l’échelle régionale et à assurer la pérennité des eaux souterraines, permettant ainsi aux utilisateurs des eskers de poursuivre leurs actions de préservation et de protection pour une gestion durable de la ressource sur la base de résultats scientifiques indépendants.

L’hydrogéologie du Nord (axe 2) cible l’étude de la dynamique hydrogéologique des aquifères au nord du 49e parallèle afin de doter les acteurs du développement du Nord de données et de modèles qui contribueront à l’évaluation quantitative des ressources en eau souterraine exploitables de cette région. La connaissance des réserves exploitables de façon durable pourrait constituer un atout significatif pour le développement intégré des ressources et du Nord incluant le développement des ressources minérales.

L’hydrogéologie minière (axe 3) cible le fonctionnement hydrogéologique des aquifères rocheux fracturés dans un contexte d’exploitation minière afin de développer des outils hydrogéologiques pour optimiser la gestion des eaux et réduire les impacts des mines sur les eaux souterraines. À terme, il est prévu que les données issues de cet axe de recherche permettront de bonifier les modèles de prévision relatifs aux flux d’eaux d’exhaure, en matière de quantité et de qualité, et fourniront les outils nécessaires à l’anticipation des modifications hydrogéochimiques qui seront induites sur les aquifères périphériques en phases syn- et post-exploitation.