Depuis plusieurs années, la crise du logement touche de nombreuses régions du Québec, et l’Abitibi-Témiscamingue ne fait pas exception. Par conséquent, le 6 février dernier, la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) a tenu son colloque annuel sous le thème de l’accès au logement. La population régionale a répondu à l’appel et plus d’une centaine de participantes et participants de différents secteurs ont pris part à l’évènement : municipal, syndical, communautaire, coopératif, entrepreneurial, philanthropique, ainsi que de la santé, de l’enseignement et du développement économique. Le colloque a eu lieu au Théâtre Meglab de Malartic.
Prendre le temps de parler d’un enjeu crucial
Avec des taux d’inoccupation extrêmement bas et un coût des loyers en constante hausse, l’accès au logement est de plus en plus problématique. Si les personnes en situation de précarité économique restent les plus durement touchées, d’autres en subissent désormais les effets, notamment celles qui viennent s’établir en région.
La journée entière a été consacrée à l’enjeu de l’accès au logement, en mettant l’accent sur le logement social. Diverses conférences des plus enrichissantes ont été offertes, notamment par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et le Centre de transformation du logement communautaire (CTLC). D’ailleurs, plusieurs organismes régionaux ont déjà manifesté leur intérêt à collaborer avec le CTLC pour explorer un possible soutien à leurs projets. Soulignons que le CTLC est un organisme pancanadien dont la mission est de soutenir l’évolution à long terme des fournisseurs de logements communautaires. Son implication en Abitibi-Témiscamingue serait une première et pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour la région.
La journée a aussi été marquée par un panel de discussion mettant en lumière des initiatives inspirantes : le projet PLACES pour les personnes retraitées et préretraitées ainsi que le projet d’organisme à but non lucratif de logements sociaux à Amos. Un atelier a été organisé pour mettre en commun les idées et les solutions afin de favoriser la mise en place d’initiatives innovantes en matière d’accès au logement. Les discussions ont été captivantes et plusieurs en ont profité pour échanger leurs coordonnées.
Par ailleurs, ce rendez-vous annuel est aussi l’occasion de souligner l’excellence de la relève en recherche à l’UQAT. Pour ce faire, le professeur Hugo Asselin, titulaire de la Chaire, a remis trois bourses d’excellence de 2 500 $ chacune à Geneviève Béland (Acceptabilité sociale des mines dans la Vallée-de-l’Or : perceptions et facteurs d’influence), Daphnée Perron-Cordero (Pratiques d’enseignantes inuit culturellement sécurisantes) et Guillaume Proulx (Évaluation et atténuation des risques liés aux feux de forêt en Eeyou Istchee Baie-James).
Voilà un évènement réussi qui démontre la force du travail collectif et l’engagement des actrices et acteurs de la région à trouver des solutions durables!