Chaire Desjardins en développement des petites collectivités

Historique

L’histoire de la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités est intimement liée à celle de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) qui lui a donné naissance. Après une marche d’une douzaine d’années, ce qui a d’abord été le campus du Nord-Ouest, le Services universitaires du Nord-Ouest, la Direction des études universitaires dans l’Ouest québécois (DEUOQ), puis le Centre d’études universitaires du Nord-Ouest Québécois (CÉUNOQ) devient, en 1983, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, grâce à la volonté exprimée et à la mobilisation de toute la région. Seule université portant le nom de la région et présente sur l’ensemble du territoire, l’UQAT démontre, dès sa fondation, son intérêt pour le territoire qu’elle dessert et pour les collectivités qui y vivent.

Au Québec, le début des années 1990 est marqué par une prise de conscience de la dégradation du tissu socio-économique des régions et des petites localités. Le rapport du Conseil québécois des Affaires sociales, Deux Québec dans un : Rapport sur le développement social et démographique (1989), et les États généraux du monde rural (1991) sonnent l’alarme. Dans de nombreux villages et petites localités, on assiste à la disparition de l’école, du service d’infirmière résidente, du bureau de poste, etc., ce qui affecte inévitablement le dynamisme local. Est alors proclamé l’urgence d’agir pour redynamiser les zones rurales.

Parallèlement, on fait le constat qu’au cours des 30 dernières années, les chercheurs qui se sont intéressés au développement l’ont envisagé de façon macroscopique, à l’échelle d’une région, d’un pays ou des grands secteurs économiques. Relativement peu d’études se sont intéressées aux micros unités que sont les petites collectivités ni, d’ailleurs, aux conditions de leur maintien et de leur développement.

L’UQAT, qui collabore alors à la redynamisation des zones rurales avec des organismes régionaux, réalise qu’il faut désormais développer les connaissances des problèmes particuliers de ces milieux et l’expertise sur les stratégies de revitalisation, autant de l’économie que de la vie sociale et culturelle de ces communautés humaines. D’autre part, il est pressant pour l’UQAT de développer des enseignements nouveaux et des programmes de formation adaptés dans le but de mieux habiliter les intervenants à agir dans et avec les petites collectivités. L’idée de créer une chaire en développement des petites collectivités émerge.

Mise à jour : 8 avril 2015